Accueil | Espace junior | Plan du site |  Contact 

 

Le Verre
Histoire du verre
Petite encyclopédie
Verre plat
Verre creux
Verre renforcement
Verres spéciaux
Verre artistique
Recherche
Recherche verrière
USTV
GDR
Environnement
REACH
Engagements verriers
Recyclage du Verre
Organismes
Ressources
Dossiers thématiques
Lexique
Formation verrière
Organismes officiels
Liens utiles
Michel Guével

Artiste
Né en 1939.
Descendant d’une famille de verriers, apprentissage familial.

Contact
Moulin le Roy, 5 chemin Orgivaux, F-95760 Valmondois.
Tél : 00 33 1 34 73 07 33.

Activité
Vitrail, parois
Architecture d’intérieur
Architecture

Techniques favorites
Dalle de verre
Fusing
Techniques diverses

Galerie photos

[1] [2] [3] [4]

Le vitrail éclairé


À deux pas d'Auvers-sur-Oise, Michel Guével crée et restaure des vitraux depuis l'âge de quinze ans. Sa maîtrise technique n'a d'égal que son imaginaire et l'a amené à élaborer lui-même le verre qu'il intègre à son vitrail sculptural. Une expérience unique.

Au Moulin du Roy de Valmondois dans le Val d'Oise, entouré des anciennes meuleuses à grain et autres objets témoins de l'histoire du lieu, Michel Guével crée et restaure des vitraux. L'artiste a aménagé cette imposante bâtisse du XIIème siècle enveloppée d'eau et de verdure de manière à produire lui-même son électricité grâce au mécanisme du moulin. Il a ensuite organisé l’espace selon ses activités : maquettes et cartons, assemblage, restauration de vitraux et, une de ses prédilections, la confection de dalles de verre. Héritier du savoir-faire d'une lignée de souffleurs de verre de Bohême, il a choisi de vouer sa vie au verre à l'âge de 15 ans, alors qu'il aidait dans l'atelier familial de création de vitrail. " Avec mon père, déclare Michel Guével, nous avions décidé d'utiliser la dalle de verre, pourtant méprisée comme un art trop simple. J'ai voulu l'adapter au vitrail classique et nous avons donc commencé à produire nos propres dalles ". Dans son four, Michel Guével travaille le verre en fusion et le colore en virtuose. Bleu de Chartres ou du XIIIème siècle, rose ou jaune, des recettes héritées de ses ancêtres : " La famille de ma grand-mère était particulièrement spécialiste en peinture sur verre, confie Michel. Pour le rose, j'avais hérité d'un kilo de poudre d'or. J'appliquais cet émail partout et c'est pour moi encore magique. Le jeu des couleurs m'amuse beaucoup dans le vitrail, mais aussi l'aspect granuleux ou la transparence de la matière ". L'artiste a également mis au point un système de visionneuse géante qui permet de concevoir et d'assembler ses pièces avec force et finesse, en ayant une projection réaliste de ce que donnera l'œuvre, une fois installée. Sur cette immense vitrine, il taille ses dalles avec précision à l'aide d'un petit marteau. " Il existe aujourd'hui des scies adaptées pour ça, avoue Michel, mais je préfère le charme de la " marteline " qui me permet d'obtenir une taille très subtile ". S'il lui arrive de mélanger les dalles de sa confection à d'autres plus industrielles dans ses créations, Michel Guével admet que sa production lui permet de mieux composer avec les couleurs et les effets de matières, avant d'assembler le tout avec de la résine époxy.

Après avoir longtemps collaboré avec son père, Michel Guével partage aujourd'hui son atelier avec sa femme Tao, qui crée des sculptures composées de dalles de verre et d'éléments minéraux. " Nous avons toujours travaillé en structure familiale, explique Michel. Cela nous a sans doute permis de résister aux crises économiques, contrairement à nombre de grandes maisons de vitraux des années 50 qui n'existent plus. Je transmets à mon tour le savoir-faire et mes connaissances à Tao et mon assistant. Ils ont ainsi participé à la conception de vitraux sur le thème de la résurrection pour les Monuments Historiques dans une église du XIVe siècle à Cormeilles En Parisis et à la restauration des vitraux de l'église de l'Isle-Adam ". Pour ses projets, Michel Guével soumet systématiquement des maquettes à ses commanditaires, quand ces derniers ne lui laissent pas carte blanche. " Lorsque l'on me demande d'improviser, confie Michel, j'introduis plus facilement mes dalles de verre. Mes créations dépendent toujours de l'architecture : plus c'est petit, plus cela doit être envisagé comme un bijou ". Qu'il s'agisse d'un vitrail pour une maison à l'Ile de Ré ou d'un mur de verre à l'intérieur d'un building aux États-Unis, l'artiste sème son imaginaire dans tous les univers et décèle un fort attrait des particuliers pour le vitrail. La France a trop longtemps cantonné cet art aux édifices religieux, mais il pourrait bientôt accéder à d'autres marchés. Michel Guével est un acteur privilégié de cette ouverture. Il est prêt depuis longtemps.


Source : VERRE Volume 8 N°3, juin 2002.

 
 
 
 
Mentions légales

Protection de la vie privée